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Les
logiciels libres bouleversent les préjugés en prouvant
que l'entraide entre bénévoles, secteur public et
entreprises a une valeur économique, et que les entreprises
ne sont pas les seules à même de mettre au point des
produits fiables qui réussissent sur le marché.
Face à ce que l’on nomme les « logiciels propriétaires
», se développent depuis une quinzaine d’années
les logiciels libres.
Basés sur 4 libertés fondamentales, ces free softwares
(il faut comprendre ici « free » par libre, et non «
gratuit ») ont été créés, utilisés
et développés par des communautés de programmeur,
qui se rencontrent et travaillent en collaboration sur le réseau
Internet. Ils ont consacré du temps à l’élaboration
d’applications alternatives aux logiciels propriétaires,
simplement « exécutables », dont les sources
sont cachées pour empêcher les utilisateurs de les
reprendre et de les améliorer en fonction de leur besoins.
Quatre libertés fondamentales :
La liberté d'exécuter le programme, pour tous les
usages.
La liberté d'étudier le fonctionnement du programme,
et de l'adapter à vos besoins.
Pour ceci l'accès au code source est une condition requise.
La liberté de redistribuer des copies, donc d'aider votre
voisin.
La liberté d'améliorer le programme et de publier
vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté...
Il existe ainsi une multitude de programmes et d’applications
qui permettent à leurs utilisateurs de reprendre le code
source afin de le faire évoluer et de le rediffuser. C’est
en ce sens notamment que l’on insiste sur la notion de liberté
qui imprègne ces logiciels. Par exemple et très briévement
:
Le système Linux, c’est du libre.
Le langage PHP, c’est du libre.
Les bases de données MYSQL, c’est du libre.
Pour un annuaire de logiciels libres: Framasoft
Dans cet univers, la licence sous laquelle un programme
est distribué a une importance primordiale. Les
plus célèbres sont la BSD (pour Berkeley Software
Distribution), La GPL, la LGPL (pour GNU Library General Public
Licence). Les conditions qui y sont indiquées sont le résultat
d'un compromis entre plusieurs buts qui sont, dans un certain sens,
contradictoires. Parmi ces conditions, nous pouvons citer :
La garantie de quelques libertés de base (redistribution,
modification, utilisation) aux utilisateurs.
L'assurance de quelques conditions imposées par les
auteurs (citation de l'auteur dans les travaux dérivés,
par exemple).
La garantie que les travaux dérivés seront
également des logiciels libres.
Il existe un organisme, fondé par Richard Stallmann en 1984,
la FSF (Free Software Foundation), qui organise, centralise et promeut
ce domaine. http://www.gnu.org/home.fr.html
Parallèlement s’est développé la notion
d’Open source. Codifiée dans l'OSD (Open Source Definition)
et promue par Eric Steven Raymond, cette notion vise à une
diffusion plus large que le Free Software, en étant plus
tolérant dans la définition des logiciels pouvant
recevoir le "label" Open Source. Tandis que la licence
GPL est inapropriée pour le développement de logiciels
commerciaux,puisqu'elle empêche de faire évoluer un
logiciel libre en logiciel commercial, la notion d'Open source permet
au contraire de lier développements libres et développement
commercial.
http://www.opensource.org/site_index.php
Or le recours à ce genre de logiciels et d’applications
relève d’un enjeu avant tout social et politique, ce
qui suscite de nombreux débats sur les évolutions
de l’open source et des free softwares. Pour vous en faire
une idée :
http://www.gnu.org/philosophy/free-software-for-freedom.fr.html
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